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GUINEE/MALI : ATTENTION AU POSTE-FRONTIERE DE KOUREMALE …

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A la frontière de Kourémalé, située à 125 kilomètres à l’Ouest de Bamako, il y a de l’électricité dans l’air entre la police malienne et celle guinéenne. De part et d’autre de la ligne de démarcation artificielle, les agents en charge du contrôle des pièces de voyage et autres formalités pour la traversée agissent injustement contre les usagers. Conséquences directes, populations voisines et autres passants payent un lourd tribut.

Cette incompréhension  n’est pas entre les douaniers  et les  gendarmes des deux postes frontalières, mais seulement, entre les policiers maliens et leurs homologues guinéens. Sur le terrain, les populations des deux pays sont couramment victimes de la rancœur que les agents exercent sur eux. La libre circulation des personnes et des biens est quasiment rendue impossible par les deux corps de sécurité. Cela, à cause des rançons qu’exigent les agents. Pour preuve,  côté malien, on demande de payer arbitrairement 2000 francs CFA en guise de droit  pour la  traversée.

Pour entrer en Guinée aussi, les policiers  demandent  34.800 francs guinéens (suivant  le taux d’échange monétaire en vigueur sur place).

« Il est temps pour les plus hautes autorités politiques des deux États frères de prendre en compte cette souffrance des populations au niveau des postes de police des deux côtés de cette frontière terrestre artificielle de Kourémale. Ce qui a les dossiers au complet ont moins de problème. Même étant en règle, les Policiers des deux côtés vous reçoivent  sans aucune considération. Le pire, ce sont avec ceux qui ne sont pas en règle, la rançon est fixée à 5000 FCFA  côté malien. Et au niveau du poste de police guinéen, on vous exige 100.000 NFG», a dénoncé sous anonymat un douanier malien.

 À vrai dire, les deux Postes de police ont rendu la traversée de Kourémalé très pénible. Non seulement, ils sont toujours de très mauvaise humeur, mais ils traitent également les voyageurs en règle sans égard, ni pitié. « Si vous êtes en règle, vous avez toutes vos pièces au complet, vous payez juste 2.000 francs CFA. Au cas échéant, je ne vous restitue pas vos pièces et je vais vous refouler vers la Guinée où les policiers font payer arbitrairement les Maliens pour effectuer la traversée. Donc, nous vengeons nos populations victimes des agissements de nos semblables Guinéens», a répliqué un policier malien qui a aussi voulu garder l’anonymat.

Cependant, du côté guinéen, on accuse la police malienne d’avoir été à l’origine de ces tracasseries dont sont victimes les voyageurs des deux côtés de la frontière.

Face à cette situation, ce sont les pauvres citoyens qui continuent à payer les frais et ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Pis, la vocation de la CEDEA de faire une Afrique unie où la libre circulation des hommes et leurs biens est garantie reste loin de devenir une réalité.

A Barry I¸�; /�

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