Entrer votre recherche

Réalisation de projets agricoles : un parcours de combattant à Bantignel (Pita)

Partager

Promouvoir l’autosuffisance alimentaire en Guinée passe nécessairement par la modernisation de l’agriculture à travers la réalisation de projets porteurs. Dans la sous-préfecture de Bantignel, préfecture de Pita, cela relève du parcours de combattant. Et pour cause : d’après le vice-maire de cette commune rurale, pour réaliser des projets agricoles il y a des préalables.

Aux dires de Docteur Saidou Pathé Barry, il faut d’abord et avant tout la disponibilité juridique des parcelles agricoles. Ensuite, la disponibilité de la main d’œuvre et enfin monter des projets bancables avant de les soumettre aux bailleurs. Selon M. Barry, les autorités de sa commune sont confrontées aux difficultés liées au fait que certains propriétaires de parcelles refusent souvent de vendre ou de bailler leurs domaines aux investisseurs en dépit de l’implication du conseil communal. Hors, insiste-t-il, pour investir des milliards dans un domaine agricole, il faut des garanties juridiques. Cependant aussi longtemps que l’on continuera à pratiquer une agriculture traditionnelle extensive, on ne pourra pas atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Poursuivant, le responsable communal laisse entendre autres difficultés liées au manque de main d’œuvre locale à cause notamment de l’exode rurale qui entraine la quasi-totalité des jeunes actifs dans les centres villes. Sans oublier d’autres qui tentent l’aventure avant tous les risques liées l’immigration clandestine.

C’est pourquoi, Pathé Barry et son équipe envisagent une vaste campagne d’information et de sensibilisation dans les 11 districts de sa juridiction. Ce, pour non seulement encourager les citoyens à opter pour la promotion de la modernisation de l’agriculture mais aussi et surtout l’obligation pour chaque citoyen d’œuvrer pour la protection de l’environnement. Alors que le biotope est fortement dégradé par des activités humaines telles que la production du charbon du bois, la pratique de l’agriculture surbrûlis, la fabrication de briques cuites etc.

Il promet aussi d’œuvrer pour la réalisation de projets générateurs de revenus dans sa localité afin de lutter contre la pauvreté, l’exode rurale et autre immigration clandestine. Selon lui, les atouts sont nombreux et le potentiel énorme.

A. Barry

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :