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En Algérie, un pouvoir sans solution de rechange, une opposition faible

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Dimanche 3 mars, date butoir des dépôts de candidature à l’élection présidentielle, sera une journée-clé pour la poursuite du mouvement de contestation.

A Alger, comme dans pratiquement toutes les villes du pays, le même mot d’ordre était scandé à l’unisson dans les cortèges, ce vendredi 1er mars : non à Bouteflika ! Les manifestations, d’une ampleur inimaginable avant les premiers rassemblements, le 22 février, créent une situation délicate pour le régime : alors que ce dimanche 3 mars, à minuit, marque la date limite de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 18 avril, seule celle d’Abdelaziz Bouteflika a été avancée.

Cette impasse n’est pas une nouveauté : si l’option d’un cinquième mandat du président malade, et âgé depuis le samedi 2 mars de 82 ans, a été retenue malgré ses graves problèmes de santé, c’est que les différents centres de pouvoir n’ont pas réussi jusqu’à présent à se mettre d’accord sur un potentiel successeur.

Le 26 février, alors que les étudiants et les universitaires rejoignaient la contestation, Abdelmalek Sellal, ancien premier ministre et directeur de campagne du chef de l’Etat, maintenait ainsi que son retrait de la course n’était pas envisagé. « Nul n’a le droit d’ôter à Bouteflika son droit constitutionnel de se porter candidat », a-t-il martelé en assurant que ce dernier déposera son dossier de candidature dimanche 3 mars au Conseil constitutionnel : « C’est aux urnes et au peuple de trancher. »

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