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Burkina : Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso : « Le RSP était un tigre en papier »

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S.E.M Rock Marc Christian KABORE, Président du Faso

En marge de sa visite en Allemagne, le président du Faso, Roch Kaboré, a accordé une interview à la Deutsche Welle. Dans cet entretien, le chef de l’Etat burkinabè parle de la lutte contre le terrorisme, du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qu’il qualifie de « tigre en papier », des liens entre l’ex-président Blaise Compaoré et des groupes terroristes…

Deutsche Welle : Le gros problème du Burkina, du Mali et des autres pays, c’est le manque de matériel et aussi peut-être de formation.

Roch Kaboré : Tout est lié. C’est vrai qu’il y a deux aspects que nous devons consolider. Nous devons combattre le terrorisme tout en assurant l’aguerrissement de nos soldats. Je crois que nous travaillons dans ce sens et je crois également que l’appui apporté dans la coopération avec l’Allemagne participe de la consolidation de notre armée.

Ne craignez-vous pas l’absence du RSP ?

Le RSP, on en parle beaucoup mais l’expérience nous montre que c’était un tigre en papier. Le RSP, c’était la défense du pouvoir de Blaise Compaoré et non pour la défense du territoire burkinabè.

Il y a des rumeurs qui disent que Blaise Compaoré aurait eu des liens avec des terroristes et que c’est à cause de sa chute maintenant que le Burkina souffre du terrorisme aujourd’hui…

Qu’il y ait des liens, ce n’est pas des rumeurs, mais c’est un fait établi. Le Burkina Faso a bénéficié de la paix sociale pendant des années parce que, quelque part, nous avions un deal qui était là.

Ça me semble évident d’autant plus que je dois rappeler qu’après le départ de Blaise Compaoré et les élections, à peine nous avons mis en place le gouvernement le 12 janvier que le 15 janvier, nous avons le premier attentat au Burkina Faso et depuis lors, nous sommes dans une activité anti-terrorisme dont l’objectif c’est de nous empêcher de travailler.

Pourquoi ne pas solliciter les conseils de Blaise Compaoré aujourd’hui ?

Si les conseils, c’est de nous amener à faire des deals avec le terrorisme pour des trafics, je pense que c’est un mauvais conseiller pour nous.

Est-ce que vous confirmez que des leaders terroristes sont venus chez vous pour réclamer des voitures qu’ils avaient commandées à votre prédécesseur ?

Je confirme. Je leur ai dit que je ne suis pas informé de ces commandes, donc par conséquent, vous pourrez aller réclamer ces voitures à qui de droit qui est en Côte d’Ivoire ; il vous dira où il les a mises. Mais moi, je ne suis pas dans ce deal-là.

Comment ont-ils réagi ?

Notre conversation s’est arrêtée là.

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